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Way We Were The

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Bonjour, c'est Sydney Pollack.
Je suis dérouté par ces commentaires, car un film parle de lui-même.
Mais parfois, on peut mieux apprécier le film...
grâce aux commentaires sur la façon dont il a été fait.
J'essaierai de me rappeler d'un maximum de choses en regardant.
Arthur et moi avons joué avec la structure au début...
car celle-ci était un peu bizarre initialement.
Elle marchait bien. Mais je n'avais jamais vu une telle structure...
où le film commence au temps présent...
pour un très court moment.
Ensuite, un flash-back couvre tout le premier acte du film...
c'est-à-dire toute la période à l'université.
Il n'y avait pas d'interruption, et on oubliait que c'était un flash-back.
Toute les années à l'université se déroulaient dans la continuité.
Puis, on revenait au présent.
On reprenait l'histoire et on restait au temps présent.
Même quand on avançait dans le temps, l'histoire restait au présent.
Donc la structure de flash-back ne se maintenait pas tout au long du film.
Il y avait un seul flash-back...
qui ne racontait que l'histoire du premier acte.
Il y avait un prologue qui durait de 4 à 5 minutes...
situé au temps présent.
Elle le voit endormi dans le club.
Puis on partait en flash-back pour couvrir la période de l'université.
Ensuite, on se retrouvait dans le bar, quand il se réveille.
Le film restait alors au temps présent pour tout le second acte.
Puis on les retrouvait à Hollywood, des années plus tard.
Pas des années, disons des mois plus tard.
Ils sont mariés.
Ils vivent à Hollywood, quelque soit le temps que cela leur a pris.
C'était donc une structure assez particulière.
C'était une structure en A... Je ne sais comment la définir.
Je dirais que c'était une structure en B-A-B-C...
d'une certaine manière.
La forme me semblait... un peu bizarre au départ.
J'ai pensé alors prendre l'université, et avancer dans le temps.
Faire : université, Acte 1 ; New York, Acte 2 ; Hollywood, acte 3.
On faisait deux sauts dans le temps...
et la structure était symétrique.
Mais dans un sens...
Ie titre Nos plus belles années renferme une certaine idée de mémoire.
Le flash-back donnait un caractère plus romantique qu'un récit linéaire.
Au moment où je commençais à travailler sur ce projet...
j'étais dans une boutique de vêtements à Beverly Hills...
et j'ai rencontré le patron de Columbia de l'époque.
Il venait de prendre ce poste. La Columbia allait mal.
Je pense que ce film les a finalement beaucoup aidés.
Ils avaient perdu de l'argent, et les affaires allaient mal.
Et il m'a dit, en ne plaisantant qu'à moitié :
"Tu vas faire un film...
où Barbra Streisand joue une communiste juive...
et ne chante pas une note.
Qu'est-ce que tu veux ? Faire couler cette compagnie ?"
Mais je ne voulais pas commencer ce film avec Barbra Streisand...
chantant d'emblée la chanson principale.
Je n'ai jamais voulu que ce film repose sur une chanson principale.
C'est pourquoi je voulais cette structure de va-et-vient.
Je savais que je devrais trouver une manière...
d'entrer en douceur dans le flash-back.
Et je savais que le son allait aider à passer à la mémoire.
Donc la musique qu'on entendait à " EI Morrocco" ...
s'estompait, et donnait le signal de ce retour dans le passé.
La première fois où nous nous sommes rencontrés...
avec les Bergman, Marvin et Barbra chez elle...
et que nous avons commencé à réfléchir à la musique...
on parlait sans cesse de fredonner.
S'il y avait des paroles dès le départ cela deviendrait un numéro...
un numéro musical.
Nous devions y entrer en douceur...
par le son d'une voix qui nous transportait dans le temps.
Cela n'a jamais été une chanson pure et simple.
D'abord un air fredonné, puis de la musique sur un dialogue.
Une phrase, ou un refrain, puis de la musique ou un fredonnement.
Puis une autre phrase ou un autre refrain...
qui soit l'équivalent pour moi d'une chanson de générique...
plutôt que Barbra Streisand chantant la chanson du film.
A la fin, Barbra pourrait chanter la chanson du générique...
sans être interrompue. Elle pourrait chanter toute la chanson...
comme c'est possible sur le générique de fin.
L'essentiel, ce que je voulais faire en un minimum de temps...
- comme pour les séquences de générique de tous mes films -
c'était créer une sorte de plate-forme d'où débutait l'histoire.
On présente les personnages en donnant toutes les informations possibles.
L'avantage d'un générique est qu'il n'est ni littéral ni linéaire.
On a la liberté de jouer avec le temps...
et d'aller n'importe où à n'importe quel moment.
On peut donner beaucoup d'informations et présenter les personnages.
Il fallait montrer ici le contraste entre leurs styles de vie.
L'adoration dont il jouit sur le campus, sa réputation...
sa personnalité, dans la grande tradition du héros américain.
Katie ne représente pas tout à fait l'exclue...
mais la fille très sérieuse.
Elle ronéotype des prospectus, travaille au restaurant...
passe la nuit à taper à la machine sous le portrait de Lénine.
On voit l'opposition totale entre leurs styles de vie et leurs intérêts.
Il joue au football, elle colle ses affiches, etc.
En très peu de temps...
on peut préparer le public avec tous ces éléments.
J'adore faire le générique ainsi.
Je n'ai jamais fait de générique sur fond noir.
Ça me donne l'impression de gaspiller du temps de récit !
Je pense qu'il y avait deux étapes pour établir son personnage.
L'une était de montrer l'estime dont il jouit sur le campus.
C'est ce que permet le générique...
où on le voit ramer, être le capitaine de l'équipe, lancer le javelot.
On le voit entouré de jolies filles, on voit tout le monde l'applaudir.
On le voit ramer, gagner la course.
On voit l'adoration dont il est l'objet...
et on sait déjà qu'il est le héros avant sa première scène.
Katie est aussi établie comme l'excentrique du campus...
I'excentrique du campus au niveau politique.
Dans la scène d'ouverture, on voit l'excentrique politique...
dont les privilégiés se moquent.
Mais on voit que lui, ne rit pas.
C'est un nouveau développement, en quelque sorte.
C'était une scène cruciale...
car elle devait établir, pour la première fois, le fait...
que malgré les différences qui ont été illustrées, il s'intéresse à elle.
Il y a quelque chose dans l'intensité de sa passion...
I'intensité qu'elle ressent...
qu'il sait, sans le réaliser vraiment, ne pas posséder lui-même.
Il a une intuition.
Il éprouve une certaine gêne pour elle...
mais il ne peut l'exprimer...
quand les autres brandissent les panneaux "Qu'elle nous foute la paix" .
Cela l'ennuie, mais il ne fait rien pour l'empêcher.
C'est trop tôt dans leur relation.
Il y avait donc beaucoup d'éléments à établir ici :
Ia validité de ce qu'elle dit, la force de ses convictions...
I'idée que c'est une excentrique que les privilégiés tolèrent...
mais que lui la trouve émouvante. Peut-être pas encore attirante.
A ce moment, il est attiré par son intensité et sa conviction.
Et il se sent vraiment mal à l'aise à cause des panneaux.
Elle arrive à les convaincre de faire cette promesse, malgré leurs réserves.
Personne ne l'en croyait capable, et il l'admire pour cela.
Et bien sûr, ils gagnent, avec ces panneaux mesquins.
En ce qui concerne la photographie, la lumière était affreuse...
car elle divisait l'image en deux avec un fort contraste.
C'est la hantise des tournages en extérieur, quand le soleil bouge.
Vous pouvez passer la journée à essayer que la lumière soit " raccord" .
Les étudiants sont dans l'ombre au départ et la lumière est douce.
Le soleil tourne, ils sont moitié à l'ombre, moitié à la lumière.
Ça n'est plus raccordé, et il y a trop de contraste.
Ça s'est avéré correct au montage...
mais j'étais à l'agonie pendant le tournage à cause du contraste.
James Woods m'a été recommandé par Arthur Laurents.
Il l'avait vu au théâtre.
C'était son premier rôle dans un film.
James est venu pour une audition où il a excellé. Il est parfait dans le rôle.
Il était formidable, et on connaît la suite.
Il a continué, et a fait des choses merveilleuses.
Mais il était tout nouveau pour moi à cette époque.
Dans cette scène du restaurant...
il est trop surveillé par son groupe d'amis...
pour la défendre ou être ému par elle.
Mais il est assez intéressé pour aller jusqu'au comptoir...
et essayer de la dérider un peu, de lui faire perdre son sérieux.
Il essaie de plaisanter, elle ne rit pas et il en est chagriné.
Elle commence donc doucement à exercer une influence sur lui.
Il n'en a pas l'intention. Il essaie de la faire rire.
Ce n'était pas le genre de film où on pouvait improviser.
Les scènes étaient très soigneusement écrites.
Chaque chose menait à une autre...
et tout allait dans une direction que nous connaissions d'avance.
Une scène, par exemple, où il va au restaurant...
au tout début, en compagnie de ses amis...
et où elle désapprouve leur attitude bourgeoise...
est une scène difficile à improviser. Son attitude est improvisée...
mais je n'ai pas improvisé.
Les objectifs étaient si précis...
Nous voulions que cette section soit un intermède...
qui développe l'idée de cet intérêt naissant entre eux.
On la voit s'intéresser à lui.
Et on sait qu'il s'intéresse à elle, même s'il refuse de l'admettre.
Il est conscient de sa présence. Après les deux premières scènes...
son discours sur l'Espagne où elle leur fait faire cette promesse...
et la scène du restaurant, il s'intéresse vraiment à elle.
Cette petite scène silencieuse sert de liaison...
pour augmenter l'intérêt qu'ils ont l'un pour l'autre.
Elle a aussi une sorte de fraîcheur qui est charmante.
Et puis vient cette scène cruciale...
où c'est sa nouvelle à lui qui est lue plutôt que celle de Katie.
Cela a deux conséquences : cela lui brise le coeur...
et elle réalise qu'il a du talent.
Ils jouent tous les deux à la perfection. Elle en souffre...
et Redford est excellent dans son attitude embarrassée. Content...
et gêné comme un petit garçon d'attirer autant d'attention.
Bien sûr, elle en a le coeur brisé.
Cela change leur relation pour toujours.
Il devient tout à coup pour elle plus qu'un joli minois.
Il sait écrire.
C'est trop beau pour être vrai. Mais elle ne va pas se laisser démonter.
Elle veut l'éviter la nuit suivante, alors qu'elle rentre chez elle.
Elle a peur de l'affronter car il est devenu trop attirant.
Il est non seulement très beau...
mais, en plus, il sait écrire. C'est trop pour elle.
Elle essaie donc de l'éviter, mais il l'appelle.
Je ne pense pas qu'il l'attendait.
Je pense qu'il était très content de la voir...
car il voulait dire à quelqu'un qu'il avait vendu une nouvelle.
Cela n'aurait pas beaucoup d'importance pour ses amis...
mais il savait qu'elle s'y intéresserait.
Mais je ne pense pas qu'il l'attendait particulièrement.
Il révélait une certaine profondeur dans le fait...
de choisir de rester seul après cette bonne nouvelle.
Il n'est pas sorti avec son groupe de jeunes snobinards.
Il a choisi d'être seul pour réfléchir.
Et cette épiphanie se produit.
La seule personne à qui il puisse parler arrive.
Et cette scène est celle...
qui pose les jalons de l'histoire d'amour.
J'ai toujours pensé que Hubbell venait d'une famille favorisée.
Il n'est pas extrêmement riche comme Rockefeller ou Rothschild...
mais il vient d'un milieu très respectable, et assez froid.
Ses parents ne montraient pas leurs émotions et étaient très respectables.
Les émotions devaient rester cachées.
Tout le monde se comportait de manière très correcte.
Je le voyais venir de ce genre de milieu.
La scène fut difficile. On a tourné toute la nuit. Redford a beaucoup bu.
C'était deux ou trois bières, mais il a dû boire...
cinq pichets de bière !
Une bonne partie de cette scène a été écrite par Alvin Sargent.
Il a ajouté beaucoup d'excellents petits détails.
Le moment où il attache le lacet et le "Vas-y, Katie !" ...
étaient des trouvailles d'Alvin.
A un moment, j'ai su que j'étais allé aussi loin que possible avec Arthur.
Arthur avait écrit une magnifique histoire...
avec deux personnages exceptionnels...
beaucoup de vraie romance et de merveilleux dialogues.
Mais le film...
ne serait pas aussi bon qu'il pourrait l'être...
si je rendais le personnage de Redford plus consistant.
S'il avait plus de... force...
si son point de vue était plus affirmé.
S'il avait une façon plus positive de se disputer, de se battre avec elle...
de présenter une autre perspective sur la discussion...
J'essayais de rendre la confrontation équitable...
car c'est selon moi ce qui rend une histoire intéressante.
Je m'ennuie si l'un a tort, l'autre a raison : la discussion est vaine.
Je trouvais que nous devions renforcer ce personnage...
qui prenait du recul sur les choses.
Il ne sautait pas tout de suite sur les barricades et savait attendre.
Tout ce qui arrive n'arrive pas toujours vite.
On ne peut avoir des certitudes hâtives sur des problèmes importants.
Et je sentais que d'une certaine manière...
Arthur était très protecteur envers le personnage de Katie...
et faisait d'elle...
Ia seule gardienne de la flamme, d'une certaine façon.
Je pense qu'Arthur s'identifiait avec cela, avec raison.
Arthur est une personne qui a beaucoup de principes.
Il y croyait.
Il ne voulait pas, de par sa nature, renforcer le personnage de Hubbell...
car il pensait qu'il était plus faible.
Même si cela était vrai, pour des raisons dramatiques...
je voulais faire venir quelqu'un avec un regard neuf...
qui n'était pas possessif envers les personnages...
et lui donner pour mission de m'aider à corriger le personnage de Hubbell.
Il fallait lui donner une ou deux scènes.
Dans ce but, David Rayfiel et Alvin Sargent sont venus collaborer.
On n'a pratiquement pas touché Katie.
Nous avons travaillé sur Hubbell.
Tout le monde savait que c'était le film d'Arthur.
On l'a fait avec énormément de respect pour Arthur.
Toutes les scènes qui ressortent et dont on se rappelle...
comme la scène devant le Plaza, sont des scènes d'Arthur.
Nous avons ajouté la scène où il supplie qu'on lui rende son travail...
quand il est sur le point d'être renvoyé.
Alors que tout lui venait facilement, il se heurte soudain à un obstacle.
Il vieillit, ce n'est plus un "golden boy" .
Il y a aussi la scène où il ne peut se souvenir de la meilleure année.
Ils ont ce jeu de la meilleure année, le meilleur ceci ou cela...
et il est perdu sans Katie.
Ainsi, nous nous sommes efforcés de lui donner une voix.
Au lieu de toujours dire : "Oh Katie, Oh Katie" ...
il avait son point de vue.
Il pouvait dire : "Tout ce qui arrive dans le monde ne te concerne pas."
Ces répliques ont été ajoutées pour lui.
"Tu ne peux tout savoir aussi vite." Cela est venu de la ré-écriture.
Quand j'ai terminé...
et qu'on commençait à travailler sur la fin, je suis allé voir Arthur...
en disant : "Je veux que tu voies ça." Il n'y avait aucun manque de respect.
Arthur a vu le film.
J'ignore ce qu'il a pensé à part soi. Il a probablement été vexé.
Mais il m'a fait des compliments sur le film.
La seule façon dont nous pouvions avoir ces plans...
était de filmer caméra à l'épaule en s'approchant des visages.
La mise au point était difficile.
Ce serait plus facile maintenant.
Faire un film était si lent à l'époque, comparé à aujourd'hui.
C'était difficile, et beaucoup de ces plans étaient flous.
Je les ai utilisés quand même, comme ici, où elle n'est pas très nette.
C'était très dur. Nous avions un type en chaussettes...
qui essayait de danser avec eux à très courte distance.
Et la mise au point est un peu chaotique.
Mais cela importe peu. Je préfère avoir le plan que pas du tout.
J'essaie maintenant de nous ramener doucement au temps présent.
Comme il s'éloigne, c'est un peu au ralenti...
comme des ballons tombant au ralenti. Puis la musique ralentit...
et se suspend car on revient au point où le souvenir avait commencé.
Son dernier souvenir, c'est lui qui s'éloigne, au bal.
Puis on revient en fondu sur son visage.
On a commencé ce film en 1 971 .
Redford avait joué dans Daisy Clover et deux ou trois autres films...
dont un de mes films avec Natalie Wood, Propriété interdite.
Il avait fait quelques autres films que le public connaissait.
Son gros succès était Butch Cassidy et le Kid.
Mais il n'était pas encore ce qu'on appelle un acteur romantique.
C'était l'acteur le plus en vue du moment...
mais il ne montrait guère sa fibre romantique dans Butch Cassidy.
Ses deux précédents films où il avait un rôle romantique étaient...
Propriété interdite et Daisy Clover.
Mais ces deux films n'ont pas eu le succès de ce film.
Et comme ce film est une histoire d'amour...
où il incarne l'objet inaccessible du désir de cette femme...
ce rôle lui a donné une réputation de jeune premier romantique.
C'était déjà un acteur à succès...
et on pouvait dire qu'il était une star...
mais il n'était pas encore un tel symbole romantique.
Il est devenu synonyme de l'homme romantique par excellence...
après Nos plus belles années. Il a fait d'autres films d'amour et d'action.
Je crois vraiment que Nos plus belles Années a représenté un tournant...
pour son image de jeune premier romantique.
Redford a toujours été sensible...
- et à mon avis c'était justifié -
au fait d'être toujours considéré comme un symbole romantique.
Il adorait vraiment jouer.
Jouer la comédie était ce qu'il aimait par-dessus tout.
Cette glorification...
en idole romantique l'embarrassait.
La première fois qu'il a lu le projet, sa réaction a été très violente.
C'était avant qu'on ne le retravaille.
Il pensait que le rôle était véritablement celui d'un objet...
Ie pur américain, l'anglo-saxon blond aux yeux bleus...
Ia quintessence du garçon lisse et parfait...
qui était l'objet d'un grand désir romantique...
mais n'avait rien d'autre.
Mon travail, quand j'essayais de le convaincre d'accepter...
était de lui dire : " Nous allons travailler ce rôle."
A mon avis, nous n'avions pas de film.
Nous avions une sorte de "tour de force" de Barbra.
Ce tour de force de Barbra est resté. Nous n'avons pas touché à son rôle.
Son interprétation est toujours magnifique.
Mais je pense que le film fonctionnait mieux...
en donnant de la substance à son personnage.
Je m'inquiétais pour cette scène d'amour car...
je ne voulais pas qu'elle devienne comique dans le mauvais sens.
Elle comportait une part de comédie, une comédie douce et touchante.
Je voulais que la scène soit touchante et sexy à sa manière.
Et si on regarde la solution, ce fut, pour moi...
comme souvent, la solution de l'absolue simplicité.
Il n'y a aucun truc.
J'ai posé la caméra au-dessus du lit, et presque tout filmé en un plan...
droit sur eux.
J'avais imaginé toutes sortes de possibilités :
faire tourner la caméra autour d'eux et remonter sur le lit...
filmer d'en-dessous avec un fond en verre, etc.
Et la scène a fini par tenir à l'éclairage et à la simplicité.
Tout vient d'eux.
Tout vient de Barbra et Bob, plus que de tout autre chose.
La façon de filmer n'a rien d'élaboré.
L'éclairage est très beau. Harry a fait un excellent travail.
On n'en voit pas trop quand il est sur elle, mais c'était assez osé en 1 971 !
La question n'était pas d'éviter d'être trop suggestif...
d'éviter que les gens ne tournent la tête...
mais d'éviter de faire rire.
Elle est tellement frissonnante de nervosité...
quand elle est au lit avec lui, que ça pourrait devenir comique.
Mais la scène fonctionne grâce à eux deux.
Et la réplique, qui est d'Arthur, est magnifique :
" Hubbell, c'est Katie. Tu ne m'as pas reconnue ?"
C'est si émouvant qu'elle sache...
qu'il lui faisait l'amour par hasard.
Elle n'est pas sûre qu'il réalise que c'est bien elle, car il est saoul.
C'est une chose assez affreuse.
Il y avait une jolie scène entre la scène d'amour et le matin.
Hubbell se lève au milieu de la nuit, ne sachant où il se trouve.
Il voit soudain son nom et sait qui elle est.
Il se prend la tête dans les mains en se disant : "Qu'ai-je fait ?"
La scène a été coupée pour des raisons de temps...
et parce qu'elle donnait au public de l'avance sur les personnages.
Le public connaissait déjà son attitude, le matin.
En passant directement au matin quand il sort de la salle de bain...
on se demande : "Que va-t-il se passer ?"
Son embarras et son anxiété au sortir de la salle de bain...
fonctionnent mieux sans cette autre scène.
On en disait trop avec cette scène.
Le public se demande ce qui va se passer, s'il n'a pas vu cette scène.
Il attend donc de voir son attitude au réveil.
Son embarras est intéressant. On se demande ce qu'il pense.
Si on l'a déjà vu se dire : "Qu'ai-je fait ?" ...
on est en avance sur l'information qui est donnée dans cette scène.
Faire un film serait facile s'il n'y avait qu'à couper des scènes.
La question est de savoir si la scène est nécessaire.
Il faut se demander : " Puis-je raconter l'histoire sans elle ?" Oui.
" Est-ce qu'elle ajoute un élément indispensable au film ?" Non.
Ce n'est qu'une petite scène. On n'en a pas besoin.
Le problème dans les films est d'essayer de ne pas montrer et dire.
Soit on montre, soit on dit.
On s'efforce de montrer, si c'est impossible, on dit en dernier recours.
Mais on essaie à tout prix de ne pas faire les deux à la fois.
Si le bout à bout dure 3 heures et que le film doit durer 2 heures...
on se demande ce qui est superflu pour l'histoire.
On tourne toujours trop, la plupart du temps.
Parfois c'est 20 minutes de trop, parfois c'est une heure.
C'était une bonne scène.
Mais si on se demande si elle est nécessaire à l'histoire, c'est non.
C'est une bonne scène, et on sait pourquoi elle est là.
On a choisi Sally Kirkland pour son amie Pony...
car Sally est légèrement excentrique...
et pleine d'énergie. C'est une actrice très originale...
qui s'accorde parfaitement avec Katie en tant qu'autre semi-activiste.
Herb Edelman, qui joue son patron...
est un excellent acteur. Je l'ai utilisé dans plusieurs films.
Lui et Redford étaient amis depuis Barefoot in The Park.
Il jouait le téléphoniste dans Barefoot in The Park à Broadway.
Je crois que c'est Redford qui me l'a suggéré.
Je n'en suis pas sûr, mais j'ai adoré sa lecture et son travail.
Il était excellent dans ce rôle.
Il y avait une bonne camaraderie entre lui et Barbra.
Pour moi, elle vit à Manhattan.
Dans le bas de Manhattan, dans un quartier de " brownstones" .
Du côté du Village.
Quand elle a terminé l'université et a essayé d'avoir une carrière...
elle a abandonné certains de ses principes en acier et s'est dit :
"Je devrais essayer d'être comme les autres."
Elle s'est fait défriser les cheveux, c'était une excellente idée d'Arthur.
Pour moi, cela représente ses efforts...
pour s'intégrer dans un monde dont elle s'est toujours sentie exclue.
Pourquoi ?
Ça ira.
Je vivrai longtemps.
Mais tu n'écriras pas un autre roman.
Tu as un des deux exemplaires vendus.
- Tu as tout lu ? - J'y suis arrivée.
Deux fois.
J'ai aimé.
J'ai beaucoup aimé.
Que n'as-tu pas aimé ?
Ton style n'est pas un problème.
Il est superbe. Mais...
Superbe ?
Oui.
Il est superbe.
Mais tu...
es en retrait.
Tu comprends ?
Explique.
Tu vois, les gens...
tu les regardes...
de loin.
Où ?
Dans le livre.
Je sais.
Mais où dans le livre ?
Sois précise.
Tout le long, Hubbell.
C'est ton premier roman. Le deuxième sera...
Pourquoi un deuxième ?
Parce que tu dois ! Tu es un si bon écrivain !
Ce qui vient à l'esprit pour cette scène...
c'est naturellement que c'est celle de leur premier baiser.
C'est la première fois que les amis deviennent amants...
bien qu'ils aient déjà couché ensemble le soir où il était ivre.
Cela ne comptait pas comme scène d'amour. C'était une scène étrange...
où ils étaient ensemble sans l'être vraiment.
On a donc cette drôle de relation où ils repartent de rien.
La première fois où ils sont consciemment ensemble est celle-ci.
Et comme pour toutes les scènes d'amour...
on essaie d'être romantique sans être mièvre.
On risque toujours d'être mièvre, dans les histoires d'amour.
Trop sentimental, trop à l'eau de rose.
Je m'inquiétais pour le feu de bois derrière eux.
Puis j'ai joué le tout pour le tout en me disant :
" Ces gens vont connaître l'amour de leur vie."
Pour moi, aucun des deux ne trouvera jamais personne...
qui leur fera vivre des sentiments comparables à ce qu'ils éprouvent.
C'est à nouveau très simple. Il n'y a rien de compliqué dans le style.
Le cadre est très serré, et on voit le feu derrière eux. C'est tout.
Marvin a écrit cette chanson.
Il l'a écrite avant de venir me voir.
Il est venu me voir et m'a joué cette chanson.
Marvin était formidable car il avait une idée précise du ton de la chanson.
Il était nouveau sur le projet.
Il est arrivé et m'a époustouflé d'entrée avec la chanson.
Il n'y avait pas de paroles, que la mélodie.
La chanson capturait l'essence de Nos plus belles années.
Marilyn et Alan ont alors écrit les paroles.
Nous avions beaucoup de temps devant nous.
J'avais un peu peur que la chanson...
ne soit pas assez complexe, dans un sens.
Je ne suis pas musicien, mais je craignais...
Ie blanc sur blanc. Qu'elle ne tranche pas assez.
Le film était assez simple, à la limite du feuilleton télé.
Si la chanson était comme ça aussi, elle ne trancherait pas assez...
et peut-être devrait-on faire une chanson un peu plus complexe.
Tous voulaient la garder, et je l'aimais beaucoup aussi.
Barbra l'appelait Nos plus bêtes années.
Elle l'a chantée en concert une fois.
Je m'en souviens toujours. Les paroles et la mélodie étaient formidables.
C'était une superbe chanson mais elle ne serait pas devenue un tel tube...
Ce qui a fait la décision a été de l'écouter avec le film.
On a essayé les deux versions avec le film.
La première version de la chanson collait parfaitement.
J'ai travaillé avec Marvin comme avec mes autres compositeurs.
Nous regardons le film ensemble et nous en discutons.
Ce qui ennuie beaucoup de compositeurs, mais je n'y peux rien...
c'est que je pose une musique provisoire sur les images.
C'est la seule façon pour moi de voir si une scène fonctionne.
Parfois, un montage sans musique...
semble ennuyeux et chaque plan paraît trop long.
Avec la bonne musique, il devient excitant, voire sensationnel...
quand une image est soulignée par le bon changement d'accord.
Souvent, je ne peux pas juger si un film fonctionne...
sans faire une musique provisoire.
J'ai donc ajouté une musique provisoire.
Je suis tombé amoureux d'un moment particulier de cette musique...
et j'ai supplié Marvin...
de copier, non pas l'air, mais l'orchestration, la texture.
Il a bien pris cette requête, même s'il n'était pas très content.
Il m'a donné la texture que je désirais d'après l'autre morceau.
Il avait une sorte de son de cordes transparent et particulier...
qui me plaisait beaucoup à un moment précis.
Mais c'était formidable de travailler avec Marvin.
Il se sentait beaucoup d'affinités avec le film.
Et je pense que sa musique aide énormément le film.
Et bien sûr les paroles... La chanson est devenue très célèbre.
C'est un des très nombreux succès des Bergman.
J'ai travaillé avec eux sur beaucoup de films.
C'est le seul que nous ayons fait tous les quatre.
Tu n'as aucun sens de l'humour quand on parle de politique !
Il y a des choses qui...
ne me semblent pas drôles, Hubbell.
Elle avait l'esprit libre
Désolée.
J'ai été retardé à la radio...
et j'ai rencontré quelqu'un...
Quoi ?
Les premiers huit chapitres.
Tu veux les lire, vas-y. Mais on n'en parle pas.
D'accord.
Si tu ne l'aimes pas, il faut me dire pourquoi.
Et si j'aime ?
Garçon ?
J'aime beaucoup cette scène car elle n'a pas de texte, c'est du pur cinéma.
Il arrive et ils ne se disent rien. " Comment vont vos parents ?" etc.
Le fait qu'il se rende là-bas est significatif.
Le fait qu'il s'inquiète sur sa propre estime de soi.
Elle va évaluer ce qu'il essaie de faire.
Cela le rend nerveux et il ne supporte pas l'attente.
Alors que fait-il ? Il retourne à la vie facile.
Il retourne à une période enfouie dans son passé...
où personne n'exigeait rien de lui, ne lui demandait rien.
J'ai rencontré beaucoup d'actrices pour ce rôle.
Je ne me souviens pas comment nous avons trouvé Lois Chiles.
Elle était parfaite pour le rôle et c'est une très jolie fille.
C'était son premier rôle au cinéma.
Elle est au générique : " Et pour la première fois, Lois Chiles" .
Ce qu'il fait est encore une preuve de faiblesse.
Katie lit son manuscrit...
et il ne se sent pas sûr de lui.
Il va alors là où il se sent sûr de lui : chez une fille facile.
La première règle dans un film d'amour...
est de ne jamais rendre un personnage séduisant aux dépens de l'autre.
est de ne jamais rendre un personnage séduisant aux dépens de l'autre.
Il faut renforcer un personnage...
mais pas en diminuant l'autre...
ou vous n'aboutirez à rien. Les deux mouvements s'annulent.
Le but des histoires d'amour est que le public aime les deux personnages...
et veuille les voir réunis.
Si vous voulez qu'il aime les deux et qu'il y a un déséquilibre...
parce que l'un est moins attirant que l'autre...
Ia solution n'est pas de diminuer le plus attirant. Ce serait reculer.
Il faut rendre le personnage le moins attirant plus attirant, ou plus fort.
C'est totalement absurde de penser...
qu'on obtiendra un bon résultat dans une histoire d'amour...
en rendant délibérément un des personnages moins séduisant...
pour faire valoir l'autre.
Il faut parfois voir les défauts des deux personnes.
Il faut voir leurs faiblesses, voir Hubbell infidèle. C'est sa faille.
Il faut la voir incapable de contrôler sa colère...
trop souvent. C'est sa faille.
Mais on ne rend pas l'un des deux moins attirant...
quand on veut montrer que la relation ne peut pas marcher.
Roosevelt meurt, et elle se met en colère contre eux.
Elle est toujours séduisante dans cette scène, à mon avis, en tout cas.
Elle attaque les gens qui plaisantent sur la femme du Président...
qui vient de mourir.
Elle dit : " Un instant. Il est mort."
Elle est allée dans la mine et a dit : "Je suis les jambes de mon mari."
"Y a-t-il des choses sur lesquelles vous ne plaisantez pas ?"
Pour moi, ce n'est pas sans charme. Mais c'est trop pour lui.
Il dit : " Cela ne concerne pas que toi...
Tu n'es pas la seule à avoir de la peine.
Ce n'est pas parce qu'on rit qu'on s'en moque. A chacun sa réaction."
Il faut mettre la dispute sur un pied d'égalité...
et ne pas essayer de rendre un des personnages moins attirant.
Si on ne donne pas ce point de vue à Hubbell dans la dispute...
il ne fait que la critiquer...
sans avoir son point de vue sur une attitude alternative.
Il ne fait que dire : " Katie, arrête."
Ce n'est pas facile, on est redevable à Barbra...
de savoir jouer cette scène. Malgré ses excès...
on garde sa sympathie pour elle.
On soutient cette relation à fond...
même si elle est à la limite d'être trop dure ou trop véhémente.
Elle n'en fait jamais trop.
On essaie toujours de faire en sorte que des scènes très calculées...
aient l'air improvisées. Ça ne marche pas toujours.
On commence une scène comme celle-ci en la lisant attentivement...
puis on commence à la mettre en scène.
Mon principe est que moins j'en dis, meilleur sera le résultat.
S'ils jouent bien, je ne dis rien. Je me contente de filmer.
Ça ne se passe pas toujours ainsi. Il faut parfois donner des indications.
Mais dans le cas de ces deux acteurs...
ils avaient une telle compréhension...
des rôles qu'ils interprétaient...
que je n'avais pas à en dire beaucoup.
Il nous arrivait de devoir clarifier un moment particulier...
ou de travailler le rythme d'une scène plutôt que de suivre un instinct.
Mais leurs impulsions, moment après moment...
pour leurs personnages...
faisaient d'eux les interprètes idéals de ces rôles.
Ils se sont mis au diapason de leurs personnages.
Dans cette scène en particulier, Bob avait...
un style un peu plus improvisé que Barbra...
parce que, étant donné la nature de son objectif dans la scène...
- essayer de rompre avec elle -
il ne disposait pas d'une liste de réponses.
Il devait les fabriquer au fur et à mesure.
Il a très bien joué cela. Il sait que c'est parce qu'elle va trop loin...
mais il n'est pas venu avec une liste. Il doit lui dire :
"Tu es une fille bien, je ne veux pas te changer, mais ça ne marche pas."
C'est le sens de ce qu'il lui dit.
Elle doit recevoir cela en pleine figure. Et cela la détruit.
Nous avons fait de nombreuses prises. C'est une scène difficile.
Elle a joué la scène admirablement.
Bien sûr, j'ai beaucoup discuté avec Bob et Barbra.
La façon dont ils travaillent et celle dont j'aime travailler...
est de couvrir le maximum de choses avant d'arriver sur le plateau...
pour éviter d'empiéter sur le temps de tournage.
Nous le faisions parfois ensemble, parfois séparément.
Nous nous retrouvions tous les trois pour dîner et discuter...
et je passais du temps avec Bob.
Nous étions amis, après avoir fait deux films ensemble...
un en tant qu'acteurs et l'autre que j'avais réalisé. Nous étions intimes.
J'ai donc beaucoup discuté avec lui de ce que je recherchais dans ce film.
Je voulais aussi prendre en compte ses suggestions.
Dans cette scène, Barbra m'a stupéfié.
Elle a été époustouflante dès la première prise.
On n'a pratiquement pas répété. On a bien préparé la mise en scène...
et on l'a faite... Je crois qu'on l'a faite...
Je ne crois pas qu'on ait fait plus de deux prises.
C'était peut-être trois, mais je crois qu'on en a fait deux.
Elle était parfaite dans toutes les prises.
Je crois qu'on a utilisé la première prise, où elle était merveilleuse.
C'était difficile à regarder. Sur le plateau, c'était très émouvant.
C'est une des scènes qui m'a donné envie de faire le film en la lisant.
Le sens de la scène m'a semblé très émouvant dès la lecture.
J'ai décidé à ce moment d'essayer de faire ce film.
Je ne dois pas m'excuser pour ce que j'ai dit...
je sais que tu sais.
Et...
je sais et tu sais que...
je ne suis pas un joyeux luron...
comme dirait J.J.
Je crois qu'ils sont profondément attirés...
par ce qui les oppose dans leurs caractères.
Pendant très longtemps, cette différence, cette opposition...
reste excitante, rafraîchissante, énergisante...
et stimulante dans tous les domaines, sexuellement et intellectuellement.
A un certain point, ces différences deviennent si profondes...
qu'ils se précipitent vers un affrontement...
où il leur devient impossible de rester ensemble.
C'est ce qui finit, je crois, par le mener à l'infidélité.
De ne pas te supplier.
De ne pas t'embarrasser.
Je dois parler à mon meilleur ami de quelqu'un que nous connaissons.
Pourrais-tu venir tout de suite, s'il te plaît ?
Je n'ai jamais pensé qu'elle le manipulait.
Elle croyait très profondément en lui...
et pensait qu'il avait un don...
qu'elle aurait désespérément souhaité posséder.
Pour elle, il gaspillait ce don et ne visait pas assez haut.
Elle voulait désespérément...
qu'il utilise le meilleur de lui-même, tout ce qu'il avait.
D'une certaine manière, il a reconnu qu'elle lui faisait du bien...
qu'elle pourrait tirer le meilleur de lui-même en le poussant sans cesse.
Le côté paresseux de sa personnalité...
pouvait être stimulé par elle jusqu'à ce qu'il agisse.
Je crois que c'est plutôt cela...
Je ne la trouve pas manipulatrice. La manipulation, c'est...
utiliser ses points faibles pour le faire tomber amoureux d'elle.
Je ne la crois pas calculatrice.
Bien sûr, elle voulait qu'il l'aime.
Mais je ne crois pas que Katie était capable...
de se comporter d'une certaine manière pour gagner le coeur de quelqu'un.
Je ne crois pas qu'elle possède cette sorte de fausseté.
Il sait que Katie exigera toujours le meilleur de lui.
Le meilleur.
Katie voudra toujours le bon côté et pas le mauvais côté...
I'activité, plutôt que l'oisiveté...
Ie bien qu'il pourrait faire à la société, plutôt que son hédonisme.
Il y a un côté en lui qui est très attiré par cela.
Il y a un autre côté paresseux et qui ne peut tenir...
sous la pression constante.
Elle lui impose une pression trop forte qu'il lui reproche.
Elle répond à cela qu'elle veut qu'il se surpasse.
Je trouve ce raisonnement merveilleux.
C'est là qu'on découvre les deux côtés de chaque chose.
Je veux qu'on soit mieux, que tu sois mieux.
Bien sûr je remue tout, il le faut...
jusqu'à ce que tu sois comme il faut.
Personne ne croit en toi autant que moi ou ne t'aime autant que moi.
- Je le sais. - Alors, pourquoi ?
Et si je reviens, ce sera mieux, comme par magie ?
Qu'est-ce qui aura changé ?
- On aura tout perdu. - On ne peut pas gagner ?
Elle l'a à l'usure et finit par complètement le charmer...
par ce besoin qu'elle a qu'il devienne le meilleur.
Il abandonne.
Il abandonne et lui dit : "Tu gagnes. Il n'y a personne d'autre comme toi."
Comment lutter contre quelqu'un...
qui désire si ardemment le meilleur de vous-même ?
Comment quitter une personne qui vous aime tant...
qu'elle pourrait vous tuer pour obtenir le meilleur de vous-même ?
Il renonce !
Katie, tu demandes trop.
Mais regarde ce que j'ai.
On peut parfois abandonner la notion de la durée réelle dans un film.
Quand le spectateur est ancré...
on peut abréger certaines choses. C'est le but du montage.
C'est une façon de dire...
que des choses se sont passées, dont le détail est superflu.
Ce qui compte, ce sont les conséquences.
On ne peut commencer comme cela.
On peut le faire au générique, puis il faut donner l'illusion...
du temps réel qui passe, pendant un moment.
Quand le public suit...
on peut dire rapidement, en abrégé :
ils vivaient sur la plage, elle cuisinait le soir, ils sortaient...
Mais le grand événement suivant, c'est qu'elle tombe enceinte.
On va arrêter ce montage : elle est enceinte.
C'est pour une question d'atmosphère, d'ambiance et surtout de rythme.
Un des plus grand plaisirs quand on regarde un film...
- on n'en est pas conscient, et c'est un outil -
est le rythme de la narration et les variations de ce rythme.
C'est aussi agréable que les changements de rythme en musique.
Un montage casse le rythme par rapport à une scène linéaire.
Quand on sort d'un montage, le rythme change encore.
Tous ces outils sont utiles.
Le mot "montage" peut sembler démodé.
Mais c'est un procédé très utile.
Le personnage de Bissinger est inspiré de John Huston.
C'était l'idée d'Arthur.
Beaucoup de personnages du film...
sont basés sur des personnes réelles qu'Arthur connaissait.
Je crois que sur certains points...
Ie personnage de Hubbell est inspiré de Peter Viertel.
Il existait un Jigee Viertel.
Je crois aussi qu'une des femmes de Huston...
joue dans cette scène.
Je ne suis pas sûr de ces références car je connaissais peu ces gens.
Je ne connaissais pas Viertel, ou Jigee Viertel, ou Sasha Viertel...
ou n'importe lequel d'entre eux. Je connaissais un peu John Huston.
Nous voulions avoir une scène assez légère à Hollywood.
Nous avions des problèmes avec la partie Hollywoodienne...
et les scénaristes étaient en grève. Personne ne pouvait travailler.
Ray a demandé...
si nous ne pouvions pas avoir une "soirée Groucho" ...
où tout le monde reprendrait des scènes célèbres des Marx Brothers.
J'ai d'abord trouvé cela fou, mais je ne pouvais trouver de meilleure idée.
Nous voulions essayer de montrer comment on s'amusait à Hollywood...
avant que les choses ne tournent mal.
C'était le dernier moment de joie et de jeux...
avant que les choses ne deviennent sérieuses.
Nous voulions que la scène soit aussi légère que possible.
Quand on tourne, on tourne généralement trop.
On ne peut jamais ajouter.
Mais on peut toujours couper. On ne sait pas ce dont on aura besoin.
Quand on tourne ces petites scènes de remplissage...
on filme le maximum.
J'ai dépassé le temps de tournage. Je le fais souvent.
Je ne pensais pas avoir beaucoup dépassé, mais c'était au point...
qu'ils ont retenu une somme d'argent...
comme pénalité pour avoir dépassé le budget.
La 3ème ou 4ème semaine après la sortie...
quand on a vu que ce serait un succès, j'ai reçu un chèque et un mot de Ray.
Il disait quelque chose comme : " La douleur s'efface avec le temps."
C'était dur de faire ce film.
Il y a eu beaucoup de bagarres et de problèmes.
Un tournage est une situation de tension.
De temps en temps, ça se passe en douceur, mais c'est l'exception.
Il y a eu pas mal de cahot sur celui-ci.
C'était un film difficile. Il fallait aborder le sujet de la liste noire.
Nous essayions de mélanger la politique et l'histoire d'amour.
Ray est un producteur très ferme.
Je me rebelle beaucoup, quand je suis confronté à un producteur ferme.
Bob avait peur d'apparaître...
comme une sorte de sex-symbol.
Il n'était pas très heureux sur ce film.
Barbra était la plus facile...
parce qu'elle était contente de son rôle et jouait très bien.
Je ne veux pas dire que Bob était difficile, il est toujours agréable...
Mais il n'était pas heureux. Il s'inquiétait.
Je dépassais le plan de tournage.
Je prenais plus de temps à tourner que prévu et le studio devenait pressant...
ainsi que Ray.
C'était difficile.
Je trouvais que c'était difficile de faire partager mes idées.
Quand j'avais une idée pour une scène...
je la suivais sans consulter Ray, qui était le producteur.
Il était furieux et m'engueulait. J'étais furieux, et je hurlais aussi.
On s'est toujours bien entendus, mais on s'est toujours disputés.
J'ai fait plus de films pour lui que pour un autre producteur.
On s'entend de mieux en mieux, et je l'adore.
Mais on s'est bien bagarrés à l'époque.
C'est pourquoi on s'est dit à la fin...
que la douleur s'effaçait à mesure que le film avait du succès.
- Vous avez faim ? - Répondez !
Vous n'avez pas le droit de me faire dire...
Sergent ! Emmenez le témoin.
Allyn Ann est une actrice formidable, comme son mari George Gaynes.
J'ai travaillé avec eux film après film.
Ils font partie de la troupe.
George était hilarant dans Tootsie. Il était aussi dans d'autres films.
Allyn Ann jouait dans On achève bien les chevaux et Jeremiah Johnson.
Elle est dans ce film.
C'est une actrice polyvalente qui a joué des rôles très différents.
Elle avait un plus grand rôle avant les coupes.
Elle jouait un agent qui donne des noms.
Il y avait une scène que j'ai détesté couper...
où Katie la retrouve dans un restaurant...
et elle essaie de se justifier du fait qu'elle donne des noms.
Il y avait deux personnes merveilleuses qui me manquent beaucoup.
Stephen Grimes a été mon chef décorateur...
toute ma vie, jusqu'à sa mort peu après Out Of Africa.
Je l'ai volé à John Huston.
Il est retourné avec lui pour faire Gens de Dublin.
Il a travaillé sur des films de David Lean, dont La Fille de Ryan.
J'avais hérité de lui par accident grâce à Ray Stark.
Ray a beaucoup travaillé pour John Huston.
Huston était le premier réalisateur de Propriété interdite.
Quand John est parti et que Frank et lra et d'autres sont arrivés...
Grimes est resté.
J'ai fait le film et j'ai rencontré Grimes. Nous sommes restés très amis.
Je lui ai demandé de faire tous mes films.
Il ne les a pas tous fait car il travaillait pour Huston ou David Lean.
Il travaillait surtout pour Huston et Lean.
Plus qu'un chef décorateur, c'était un artiste de talent.
C'était un Anglais expatrié qui vivait en ltalie.
Il a fait les décors du film.
Les costumes étaient de Dorothy Jeakins, aussi une amie de Grimes.
Le travail d'époque est magnifique...
Le travail d'époque au niveau des costumes et de l'architecture...
est vraiment de première classe.
Que se passe t-il ?
On nous enregistre.
On se concentrait sur l'arrière-plan politique dans cette scène...
où c'est utile pour l'intrigue et la narration que le lieu soit sur écoute.
On a le sens d'un destin funeste imminent qui jette une ombre...
sur les vies de Katie et Hubbell.
C'est ici que cela fonctionne le mieux.
Cela ne fonctionnait pas auprès du public quand...
on oublie le reste et qu'on se concentre sur l'élément politique.
Ma crainte de départ sur ce film, était...
qu'on ne peut aborder un sujet épineux et complexe comme la liste noire...
et ne pas le traiter à fond.
Je me disais sans cesse...
que c'était comparable à faire un film sur deux personnes...
vivant à Auschwitz et de tourner autour du sujet d'Auschwitz...
sans jamais l'amener au centre.
C'est pourquoi j'ai contacté des gens comme Dalton Trumbo.
J'ai beaucoup correspondu avec Dalton, Abe Polonski...
et d'autres gens qui ont été sur la liste noire.
J'ai lu et relu le livre de Sterling Hayden The Wanderer...
car il avait été un dénonciateur.
Et j'ai eu cette idée...
que personne ne prenait au sérieux, car j'avais sûrement tort...
de commencer le film avec Hubbell témoignant devant la commission...
sans que l'on sache s'il allait donner des noms...
et de construire tout le film sur un flash-back partant du tribunal.
Je souscrivais à l'opinion d'Arthur, pour lequel...
Ies personnes qui ont dénoncé n'avaient aucune excuse.
Mais pour des questions purement dramatiques...
je voulais essayer de montrer l'autre côté.
Un débat où tout est noir et blanc n'est pas un débat pour moi.
Ce n'est pas très intéressant...
si un type tue sans raison et n'est qu'un meurtrier.
Cela n'intéresse personne.
Si une personne a des motifs...
une peine profonde qu'on lui a infligée pour une raison quelconque...
et qu'on la regarde se débattre avec cela...
commettre des mauvaises actions à cause de cette lutte...
on peut en faire une histoire.
Une bonne partie de ce qui m'intéressait...
J'ai lu The Wanderer...
et j'ai passé du temps avec Sterling Hayden.
Je me souviens d'une phrase du livre que je pensais faire dire à Redford...
et qui est : " Un mouchard ne devrait jamais être grand."
Quand il a fini de témoigner et de donner des noms, il s'est levé...
il savait qu'il était grand et que tout le monde le voyait...
alors qu'il avait fait cette chose honteuse.
Je pense qu'il avait tellement peur...
de ce que serait sa vie s'il n'avait plus de travail...
qu'il a commis cet acte, qu'il a payé toute sa vie.
Il est devenu alcoolique et a eu une vie tragique après cela...
comme beaucoup de dénonciateurs.
La plupart ne s'en sont jamais remis.
Dans un sens, ils ont beaucoup souffert.
Ce n'est pas que j'essayais de leur trouver des excuses...
j'essayais d'en tirer une histoire.
S'il n'y a qu'un bon et un méchant, ça ne fait pas un bon drame.
Mais on n'a pas poursuivi ce sujet car les scènes ont été coupées.
Il commence à sentir qu'elle vire à la caricature.
Elle renverse le gouvernement depuis chez elle.
Comme je l'ai dit plus tôt...
ces différences qui sont séduisantes et exotiques au départ...
finissent par coûter cher, à long terme.
Il finit par être en danger chez lui.
Il essaie d'être compréhensif...
mais il est plein de ressentiment.
Mon sentiment, depuis mon premier film, a toujours été...
que le Cinémascope est le seul format...
dans lequel j'aime tourner.
J'ai filmé même mes films les plus intimistes en Cinémascope...
dont On achève bien les chevaux qui se passe dans une pièce.
Tootsie, Nos plus belles années ont été tournés en Cinémascope.
Le Cinémascope n'est pas réservé aux grands extérieurs.
Il permet de donner plus d'informations à l'écran...
que les autres formats.
Je peux en dire plus sur un lieu ou une atmosphère en Cinémascope...
que si je dispose de moins d'espace.
J'ai été fatigué et dégoûté...
de voir mes films massacrés...
par les réductions de format...
car plus de gens voient les films en vidéo ou à la télé qu'au cinéma.
Tootsie a été mon dernier film en Cinémascope.
Out Of Africa, le film entre tous qui aurait dû être en Cinémascope...
a été tourné en 1 85 avec une lentille sphérique.
Mais le Cinémascope aide beaucoup ce film...
en permettant d'être près d'une personne...
tout en gardant le sens d'un environnement, d'un lieu...
Ie sens de l'atmosphère autour de soi.
C'est particulièrement bien dans une scène avec 2 personnes, 2 plans...
car on peut faire un gros plan serré et avoir les acteurs dans le cadre.
Pour les films d'amour, et j'en fais beaucoup, c'est le meilleur format.
Tout au moins pour moi.
Mais de quoi avez-vous peur ?
Ferme-la, sale chienne communiste !
Ray était très impliqué à chaque étape.
Il m'a laissé faire mon montage et mon tournage, mais il était impliqué.
Avec Nos plus belles années, j'ai voulu faire un film différent avec Barbra.
Nous avions fait une comédie musicale, Funny Girl et une comédie, Pussy Cat.
Je pensais que c'était le bon moment pour un film d'amour.
Je ne connaissais pas Arthur Laurents...
mais sa réputation était excellente. Il avait écrit West Side Story.
C'est mon style d'auteur. Il avait un très grand sens de ses personnages.
Il avait assez de talent pour ajouter des complexités...
à la relation Streisand-Redford.
Mais le film restait une histoire d'amour, avec une grande profondeur.
J'avais travaillé avec Sydney Pollack en 1 966.
Il avait réalisé Propriété interdite de Tennessee Williams.
Je savais que c'était un excellent réalisateur, surtout avec les acteurs.
Je voulais retravailler avec lui et c'était la bonne occasion.
Il venait de terminer On achève bien les chevaux...
où son travail avec les acteurs était remarquable.
Il avait une grande intelligence et semblait toujours en contrôle.
Il amenait tout cela sur un film, et c'était un plus.
Il me semblait parfait pour Barbra.
Nous avions vu l'accord de Redford et Barbra sur le plateau...
mais nous n'en avions jamais prévu l'impact avant de voir les rushes.
Quand l'histoire a pris forme, j'ai su que Redford était le choix logique.
C'est un amour entre des contraires, et il est à l'opposé de Barbra.
Il était très froid et réservé.
Son jeu semblait introspectif plutôt qu'émotionnel.
Leur style, leur carrière, leur approche étaient très différents.
C'était parfait, car cela correspondait aux rôles.
Sydney l'a tout de suite compris, et l'a utilisé.
Pour moi, l'histoire d'amour et le côté politique ne s'opposaient pas.
Ils semblaient se renforcer l'un l'autre.
Mais le film était trop long.
Le public s'intéressait plus à nos deux stars qu'à un message.
Pendant les " previews", on a emprunté la table de montage de Coppola...
et travaillé toute la nuit avec Sydney pour affiner le montage.
Nous avons coupé 1 5 minutes, supprimant des éléments politiques...
et l'avons projeté le lendemain. Le public a aimé cette version.
En fait, les coupes favorisaient l'intrigue politique...
car elle fonctionnait bien comme arrière-plan.
on montrait l'idée puis on avançait, c'est la meilleure forme de narration.
Voir le film en projection avec le public donne un nouveau regard.
Je voyais que l'élément politique n'était pas un problème en lui-même...
mais le public n'en voulait pas.
Il fallait continuer après la rupture alors que revenir en arrière...
donnait l'impression qu'on tournait en rond.
Mais le problème de l'élément politique était...
qu'il venait tout à la fin...
à un moment où, pour une question de timing...
il n'était pas possible de commencer une autre chapitre.
On pouvait sentir que le public rejetait cela.
Il s'était passé tant de choses entre Hubbell et Katie...
ils avaient tellement été comme chien et chat...
qu'après qu'il l'ait trompée...
quand on a essayé de relancer leur histoire...
Ie public s'est levé pour aller chercher du pop-corn. En masse !
C'est la scène où il supplie qu'on lui laisse son travail, qui a été ajoutée.
C'est la première fois dans le film qu'il a des ennuis.
C'était un type sans problèmes...
sans conscience, sans ennuis.
Je sais ce que tu veux. Je connais le concept.
Je ferai les changements.
Laisse-moi le faire.
Le centre d'intérêt de ce film a toujours été...
I'attrait entre ces deux personnes et leur désir intense...
pour un amour impossible.
Un amour qu'ils veulent et qu'on veut, mais qu'ils ne peuvent avoir.
C'est le secret de son succès.
C'est toujours l'élément frappant quand on le lisait la première fois.
Et bien que l'élément politique soit intellectuellement stimulant...
Ie film restait dominé par l'histoire d'amour.
Nous avons essayé d'ajouter une certaine quantité de politique.
Vers la fin quand Frankie McVeigh balance des noms...
elle se retrouve dans un dilemme terrible où...
si elle refuse de donner des noms, il ne pourra jamais plus travailler.
Ce facteur contribue à leur rupture.
En fait, ce n'est pas la raison pour laquelle ils se séparent.
Pour preuve, ce n'est pas dans le film et tout le monde accepte la rupture.
Le problème au niveau de la structure était...
que cela créait une autre vague d'espoir renouvelé...
et encore une autre fin.
Nous avions une fin à l'université.
Nous avions une fin et une rupture à New York.
Et une fin à Hollywood quand ils rompent après son infidélité.
Et l'histoire repartait.
C'est là qu'on sentait que le public se disait : " Ça va pas recommencer !"
Ces sections ont donc été coupées.
Des discussions à propos de la liste noire sont restées.
Il y a des scènes et des références à des gens mis sur la liste noire.
Il y a la référence au Serment de Loyauté de Truman dans l'épilogue.
Mais toute la section qui traitait directement de politique...
ne fonctionnait pas auprès du public.
Et on l'a coupée.
Le film fonctionnait très bien sans cette section...
car les gens sentaient bien...
que ces deux-là ne pourraient jamais être ensemble.
Leurs différences de caractère et de politiques finiraient par les séparer.
Le public ne croit pas qu'ils se séparent à cause de la liste noire.
Il croit qu'ils se séparent à cause de leurs différences de caractère.
C'était quelque chose !
"Très conforme à la vie."
Elle n'approuve, que Le cuirassé Potemkine.
C'est sûrement une gouine.
Non. Elle a deux petits-enfants.
Katie, tu seras toujours aussi naïve.
Es-tu toujours un gentil-homme ?
Les coupes dans l'intrigue politique affectent autant les deux personnages.
Le problème n'était pas que les coupes...
allaient changer l'importance du rôle de Redford ou de Barbra.
Cela les affecte autant.
Mais cela aide le film.
Je ne sais pas si cela représentait 4, 8 ou 1 1 minutes.
C'était un morceau.
A partir du moment où il couche avec Carol Ann...
Ie film coulait bien jusqu'au " Reste jusqu'à la naissance du bébé."
C'était presque sans accroc.
Alors que sans cette coupe...
quand on va jusqu'à "Je veux qu'on s'aime" ...
et qu'on recommence avec la reprise de leur vie commune...
en attendant la prochaine vague de problèmes...
on avait principalement des scènes politiques...
et cela ne fonctionnait pas.
J'ai vu exactement le moment où ils allaient chercher du pop-corn.
On aurait dit qu'il y avait une annonce sur l'écran !
Le film fonctionnait parfaitement jusqu'alors.
Ça marchait comme un charme. Les gens riaient, étaient émus. J'ai dit :
"Si on peut aller depuis la scène de la projection...
jusqu'à la rupture...
je sais qu'ils resteront jusqu'à la scène finale de l'hôpital."
Ils resteront jusqu'à " Reste jusqu'à la naissance du bébé."
Tout cela était en béton.
J'ai beaucoup cherché un acteur pour le rôle de J.J.
Quelqu'un qui serait le compère de Redford.
Brad avait fait de très bons films et il avait un côté aristocrate.
Il est crédible en type issu d'un milieu privilégié, qui a de l'humour.
On a auditionné et rencontré beaucoup d'acteurs...
et il s'est avéré très tôt être le favori.
Je crois que c'est David qui a eu l'idée de ce "jeu du meilleur" .
Cela fonctionne vraiment bien à la fin...
quand il ne se souvient pas de la meilleure année. Il est à ce point...
" La meilleure année", et il cherche et cherche...
Il essaie une année, puis une autre.
Cela a un côté très touchant.
Non, 45...
Margaret Booth est une légende à Hollywood.
J'étais tendu au départ car je ne la connaissais pas.
Je ne savais pas où était sa loyauté car elle avait travaillé pour Ray.
C'était la première fois que je ne choisissais pas mon monteur.
Le monteur avait été choisi par le producteur.
Mais elle avait une telle réputation...
que j'étais rassuré. Elle s'est avérée être une femme extraordinaire.
En ce qui concerne la loyauté, la sienne allait au film, point final.
Elle ne s'intéressait pas aux intrigues.
Elle travaillait très dur. C'était une femme merveilleuse.
Elle a été une excellente amie sur ce film.
Elle a travaillé très dur dans une situation difficile...
car tout le monde voulait se mêler du montage de ce film.
Elle ne voyait que l'intérêt du film.
Tu n'as jamais voulu aller en France ?
Non, c'est toi qui voulais.
Ah, mon garçon.
Ou ma fille !
Ça va aller ?
Ce serait bien, si on était vieux.
Je ne sais que dire sur une suite.
La seule suite qui ait été une réussite est celle du Parrain.
Celles de La guerre des étoiles le seront sûrement.
Mais pour une histoire comme celle-là, c'est difficile de faire une suite.
Mais pour une histoire comme celle-là, c'est difficile de faire une suite.
Je ne savais pas comment m'y prendre. J'ai essayé.
Trois scénarios ont été écrits.
L'idée d'une suite était qu'ils se remettaient ensemble.
Il était logique d'utiliser l'enfant pour les réunir.
Le film finit en 1 951 au moment de ces Serments de Loyauté.
L'enfant avait alors deux ans.
Elle aurait donc 1 8 ans en 1 967.
L'enfant pouvait avoir l'âge d'aller à l'université au milieu des années 60.
Le côté séduisant de cette idée...
était d'essayer de faire un film sur les années 60...
une décennie formidable, d'un point de vue dramatique.
Peut-être que leur fille pourrait avoir des problèmes politiques.
Et cela pourrait les ramener l'un vers l'autre.
Trois scénarios ont été écrits.
Arthur en a écrit un. David Rayfiel en a écrit un.
Aucun des deux ne fonctionnait vraiment.
Une des raisons pour lesquelles une suite était difficile était que...
- je me trompe peut-être -
une bonne partie de l'attrait du film...
pour ceux qui y ont trouvé de l'attrait...
venait d'une identification avec ce genre de désir très fort...
qu'on éprouve quand ces différences ont de l'importance.
Qui est à sa place, qui ne l'est pas. Qui est accepté, qui ne l'est pas.
Le Prince Charmant et le Vilain Petit Canard...
Quand on vieillit, ces choses ont moins d'importance.
Les gens ne pensent pas ainsi, à 40 ou 50 ans.
Ces valeurs disparaissent. Que substituer...
au désir, à l'attente, à la souffrance...
nécessaires à une histoire d'amour ?
On peut faire une histoire différente.
Mais nous n'avons jamais trouvé la solution.
Tu ne les fais plus repasser !
- Quoi ? - Tes cheveux.
Non.
C'est joli.
Merci.
Toujours mariée ?
Oui. Qu'est-ce que tu fais à New York ?
J'écris une émission de télé.
Ah, oui ?
La scène devant le Plaza est la dernière que nous ayons tournée.
Si vous mentionnez Nos plus belles années...
c'est la scène dont les gens se souviennent. Ou peut-être est-ce moi.
Peut-être est-ce la scène dont la plupart des gens se rappellent...
car elle renferme le meilleur des deux personnages.
Leur jeu est tellement parfait, pour tous les deux.
On ressent leur peine.
Aucun des deux n'en dit trop. Ils se contrôlent.
Je trouve cette scène merveilleuse.
C'est une des magnifiques scènes écrites par Arthur.
Je pense qu'il est clair...
que Hubbell est le plus triste des deux personnages à la fin du film.
Il n'a pas été à la hauteur de son potentiel.
On le voit par ce qu'il fait.
Il s'est retrouvé avec une autre fille bon-chic-bon-genre interchangeable.
Elle est jolie, mais on sent que ça ne va pas beaucoup plus loin.
Ou ce n'est pas supposé le faire.
Elle, elle a une vie stimulante et merveilleuse.
Elle est mariée à un docteur, elle a un enfant.
Elle est toujours active et passionnée par ses convictions.
Et lui...
Je veux bien faire cette distinction à la fin...
mais si ce sentiment avait été perceptible dans tout le film...
ç'aurait été un mauvais film.
La plus grande bataille de tout le film était...
de donner à Hubbell assez de force pour que le rapport soit équilibré.
Au moins jusqu'à la fin.
Le déséquilibre existe, et il est en faveur de Katie.
C'est un bon père ?
Oui. Très bon.
Bien.
Mon instinct est de dire que...
tous ceux qui ont travaillé sur ce film ont contribué à faire son succès.
La plus grande part de responsabilité de ce succès revient à Barbra et Bob.
Et Arthur.
Je viens bien après...
parce que je ne l'ai pas écrit, je n'ai eu qu'à le réaliser.
David et Alvin ont beaucoup apporté au personnage de Hubbell.
Quand la musique est aussi importante...
on ne peut nier qu'elle a joué un grand rôle dans le succès de ce film.
On le doit à Marvin, Marilyn et Alan.
Le fait est que le film a marché et fut un grand succès.
La contribution de tous ceux qui ont travaillé sur ce film fut majeure.
Majeure.
WAR
Wag The Dog
Waga seishun ni kuinashi 1946
Wait Until Dark CD1
Wait Until Dark CD2
Waking Ned Devine (1998)
Waking Ned Divine
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Walk On The Moon A 1999
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Walk on Water
Walk on the Wild Side
Walking With Beasts BBC Part02 Whale Killer
Walking With Beasts BBC Part03 Land Of Giants
Walking With Beasts BBC Part04 Next Of Kin
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Walking With Beasts BBC Part06 Mammoth Journey
Walking and Talking 1996
Walking tall (2004)
Walking with Dinosaurs
Wall Street
Wall The
Wanted 2003
WarGames (1983) CD1
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War CD1
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War Game The
War Game The (author commentary)
War Hunt 1962
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War Lover The 1962
War Zone The
War and Peace CD1
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War of the Roses The
War of the Worlds The
War of the Worlds The (1953)
Warm Water Under a Red Bridge (Shohei Imamura 2001) CD1
Warm Water Under a Red Bridge (Shohei Imamura 2001) CD2
Warriors Of Heaven And Earth 2003 CD1
Warriors Of Heaven And Earth 2003 CD2
Warriors Of Heaven And Earth CD1
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Warriors The
Wasabi 2001
Wash The
Washington Heights (2002)
Watcher The
Watchtower
Water Drops on Burning Rock
Waterboy The
Waterboys 2001
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Waters Edge
Watership Down
Waterworld
Way We Were The
Way of the Gun The
Waynes World
Waynes World 1992
Waynes World 2
We Are No Angels 1989
We Dont Live Here Anymore
We Were Soldiers
Weapon of War CD1
Weapon of War CD2
Wedding Planner The
Wedding Singer The
Wedlock 1991
Weekend Godard 1967
Weekend at Bernies II
Weight of Water The
Weird Science CD1
Weird Science CD2
Welcome Back Mr McDonald 1997
Welcome To Mooseport
Welcome to Collinwood (2002)
Welcome to Sarajevo
Welcome to the Dollhouse
Wes Cravens New Nightmare
West Side Story CD1
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West Wing The
Westler
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Whale Rider
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Whales Of August The 1987
Whasango CD1
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What a Way to Go 1964
Whatever Happened to Baby Jane 1962
Whatever It Takes
Whats Eating Gilbert Grapewegg CD1
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Whats Love Got To Do With It 1993
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When I Turned Nine 2004 CD1
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When The Last Sword Is Drawn 2003 CD1
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